Et tout ce qui est faisable sera fait

création mai 2019

théâtre, musique, chant et danse

durée : 2h

les veilleurs [compagnie théâtrale]

Et tout ce qui est faisable sera fait - théâtre & musique - mise en scène Emilie Le Roux - direction musicale Roberto Negro

Les veilleurs [compagnie théâtrale] s’associent au collectif musical orléanais Le Tricollectif pour réaliser un objectif commun : encourager les habitants à se réapproprier les espaces de création.
Dans trois villes, dans trois grands théâtres – La MC2 à Grenoble, la Scène nationale d’Orléans et le Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine – ils invitent des habitants à les rejoindre pour s’interroger sur les mécanismes de notre société contemporaine et créer un spectacle qui se fera l’écho de ces débats.
À la base de ces discussions, une citation d’Heiner Müller :

 » Qu’est-ce qui s’oppose à Auschwitz dès lors que c’est faisable ? De n’importe quelle façon, n’importe quand et par n’importe qui, tout ce qui est possible est aussi faisable et tout ce qui est faisable sera fait. « 
L’entretien de Garath, H. Müller et A. Kluge, in Esprit, pouvoir et castration. Paris, Éd. Théâtrales, 1997

Habités par cette phrase percutante, l’équipe professionnelle est partie à la rencontre d’habitants, avec pour objectif de créer un groupe intergénérationnel qui réunirait les conditions d’une mixité culturelle, sociale et de genre, dans chacune des trois villes.

Après des mois de rencontres et de discussions, 60 personnes se sont engagées à Grenoble, 50 à Orléans et 37 à Vitry. Entre 13 et 81 ans, elles viennent de tous horizons.

Ensemble, elles regardent notre société, notre histoire et notre avenir. Elles confrontent leurs désaccords, et font le pari de faire œuvre commune, car « c’est cette complexité qui est réjouissante, cette complexité qui nous donne notre place d’individu et nous permet de nous rencontrer ».

Après des mois d’écriture du projet, après 15 week-end de répétition avec les habitants [5 par ville], un spectacle verra le jour, différent dans chacune des villes, puisqu’il sera l’écho des débats qui s’y seront menés.

« Nous œuvrons pour que la force de ce que nous vivons au travers de cette création artistique puisse se prolonger au-delà, afin que cette dynamique intergénérationnelle devienne un réseau d’entraide durable. Nous savons que nous vivons une expérience unique.
 Nous travaillons ardemment et passionnément pour que les créations que nous sommes en train d’écrire soient à la mesure de l’aventure humaine que nous avons la chance de traverser. » Émilie Le Roux, metteuse-en-scène


Les 60 amateurs de Grenoble : Afonso Alberto Quiesse ; Aït Ouaret Zohra ; Aït-Youcef Rachel ; Arbaret Renaud ; Archambault-Lavigne Roderic ; Baradji Cheikné ; Benchabane Moktaria ; Bernard Marion ; Biancardini Evelyne ; Boucharlat Marion ; Bouville Liliane ; Camara Aboubakar ; Camara Alpha ; Camara N’famoussa ; Carrete Hélène ; Charon Christian ; Cherif Oumar ; Diallo Issa ; Diane Mory ; Dosso Kadi ; Du Yuxuan ; Dubek Uma ; Eymard Michel ; Feyt Grégoire ; Fuchs Baptiste ; Gamba Jaurès ; Genet Christiane ; Guan Tian Yangzi ; Guergour Aménis ; Guzzi Jasmine ; Haba Moriba ; Hu Yoo Yuan ; Jolis Nicolas ; Karcher Gaëlle ; Kouao Tamera ; Lançon Gilles ; Le Guellec Ana ; Le Guellec Steven ; Lemirre Lucie ; Li Yu Qing ; Marguet Stéphane ; Marinoni Jules ; Mayou Shadika ; Muzelier Brigitte ; Naizot Anne-Lise ; Pascal-Zgraggen Isabel ; Paye Évelyne ; Petit Annie ; Petit Bertrand ; Pisichio Sylvie ; Polle Nadia ; Raymond Jacques ; Safsaf Sadia ; Saudet-Sicard Christine ; Savane Ibrahima Sy ; Song Yi ; Sylla Amadou ; Taing Tharith ; Thollot Joëlle ; Traoré Karim.

Les 50 amateurs d’Orléans : Cansu Al , Nadine Badier, Aboudraman Bakayoko, Boubacar Balde, Corinne Bisleau, Amandine Bizet, Éric Bourgeois, Justin Carrion, Mireille Cauchi, Virginie Chevrel, Amélie Colgan, Franck Courtois, Jennifer Davaille, Sidonie Delhomelle, Mamadou Diarra, Ibrahim Dingamtoudji, Marie Durie, Christophe Duros, Benoît Fabre, Catherine Ferrer, Mélanie Fontaine, Laure Genty, Loula Gernez, Michel Granveaud, Valérie Guibault, Geneviève Ham, Margaux Inge, Aude Jacquet, Saoussem Jellal, Isabelle Jonc, Cédric Jouin, Folco Junca, Sinaly Kone, Jean-Paul Labbé, Mireille Labrette, Adeline Legendre, Lucie Lheze, Sandrine Lhomme, Luc-André Martin, Marjolaine Martin, Christel Massonnat, Claire Nodot Kaufman, Cyril Pharisier, Muriel Pibouleau, Nadine Ramond, Martine Rapin, Jean-Hugues Rouch, Lucie Van-Brussel, Raquel Veloso, Mia Zamfir

Les 37 amateurs de Vitry : Alili Enora ; Bancel Valérie ; Bêche Élisabeth ; Bordas Alain ; Brailean Tatiana ; Brones Thomas ; Caille Nathalie ; Chvabo Marie ; Crosnier Serge ; Da Costa Marco ; De Peretti Socorro ; Diawara Gon Lassine ; Doucet Giselle ; Escudie Marion ; Fang Li Ling ; Farhat Glama ; Fashugbe Joséphine ; Fathi Laid ; Froger Marion ; Galera Muriel ; Gentner Raphaëlle ; Hassam Amirouche ; Jeanne Laurence ; Jolivet Cécile ; Ka Jibril ; Lavigne Alain ; Meritet Denis ; Meskaoui Hassan ; Montoya Yepes Mariana ; Morsat Chantal ; Nongni Gino ; Ntandia Samba ; Philippe Laura ; Ponticelli Laure ; Sandid Nouzha ; Stambouli Hanène ; Visal Nou.


Ce projet est coproduit par : La MC2 : Maison de la culture / Scène nationale de Grenoble, Le Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine et Théâtre’Orléans / la Scène nationale d’Orléans. Il bénéficie de : L’aide à la création et à la diffusion de la Spedidam. Les veilleurs [compagnie théâtrale] est conventionnée par : la DRAC Auvergne – Rhône-Alpes, la Région Auvergne – Rhône-Alpes et soutenue par : le Département de l’Isère, le Département du Val-de-Marne et la Ville de Grenoble. Le Tricollectif est conventionné par : la DRAC Centre-Val de Loire et la Région Centre-Val de Loire et soutenu par : la Ville d’Orléans. Il reçoit également le soutien du : Crédit Mutuel.

revue de presse

"Tout ceux qui pensent que ce n'est pas pour eux"

[…] Émilie a eu envie de revenir dans sa région d’implantation avec un nouveau projet « un peu fou » : réunir sur scène entre 70 et 90 personnes, professionnels et amateurs de tous âges et de toutes origines, dans trois villes différentes (Grenoble, Orléans et Vitry-sur-Seine), pour une vaste création participative sur l’avenir du monde, Et tout ce qui est faisable sera fait. À raison d’un week-end par mois […] elle entend embarquer dans l’aventure théâtrale des habitants et tous ceux qui pensent que ce n’est pas pour eux. Pour éviter de sombrer dans le défaitisme collectif !
« Le théâtre, c’est l’un des derniers endroits où l’on se retrouve autour d’une œuvre. Dans un monde de plus en plus complexe, il faut absolument défendre cet espace où chaque parole est choisie et ouvre au sensible », affirme cette artiste engagée.

Caroline Méricour – Revue Beaux quartiers [Hiver 2018]
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"On a cherché une mixité de regards"

On a organisé des rencontres avec les habitants. Certains ont accepté de s’engager dans la démarche. Et on a cherché une mixité de regards. Puis on est parti d’une citation d’Heiner Müller qui dit « Qu’est ce qui s’oppose à Auschwitz, dès lors que c’est faisable ? De n’importe quelle façon, n’importe quand et par n’importe qui, tout ce qui est possible est aussi faisable et tout ce qui est faisable sera fait ». Cette phrase pose la question de l’humanité. Si tout est possible, est ce qu’il faut tout faire ? S’il ne faut pas tout faire, comment limiter ? Et comment faire ensemble ce qu’il faut faire ? A partir de cette citation, on a débattu. Au sein de l’équipe artistique, notre travail a été de trouver quelles représentations symboliques (texte, chant, musique, danse, …) allaient pouvoir traduire ces débats en une création artistique. Il y a quelque chose de risqué mais aussi de très intéressant dans la démarche.

Leïla Piazza – Mag’Ville [avril 2019]
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"La société en scène"

[…] De l’importance du sens :
Émilie Le Roux conclut « Les gens sont très exigeants avec le sens. Dans une société où on a essayé de nous faire croire que la pensée, c’était l’ennui, il est intéressant de se rendre compte que, quand on remet la pensée au cœur des débats, les habitants s’en empare avec une exigence très forte. L’important n’est pas d’être d’accord, mais de faire quelque chose ensemble. Les désaccords, au contraire, nourrissent l’œuvre collective.« 

Prune Vellot – Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné [n°4938 du 26 avril 2019]
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"Le théâtre est l'un des derniers bastions où l’on peut se retrouver autour de la pensée"

[…] « Pour s’interroger sur le monde d’aujourd’hui, la direction qu’on prend et l’impact que nos décisions auront sur le monde de demain », le projet réunit des participants représentant une mixité sociale, d’âge, de genres… afin de s’assurer d’une réelle polyphonie.
La compagnie a multiplié les modes de rencontres jusqu’à réunir plus de 60 volontaires qui ont fait preuve d’un très grand investissement de janvier à juin.
« On a d’abord travaillé en ouvrant des espaces de parole : en partant de cette citation, qu’est-ce qui vous semble important et urgent à dire ? Puis on s’est appliqué à donner une traduction artistique de ces débats en s’appuyant sur des textes du répertoire international, avec une création chorégraphique, musicale et chantée en écho, encadrée par 34 artistes et professionnels du spectacle. Tout ceci avec une réelle exigence artistique car la pensée a été exigeante ! »
Une réflexion sur notre humanité qui s’est révélée « passionnante » et nous rappelle que « le théâtre est un des derniers bastions où l’on peut se retrouver autour de la pensée car c’est un lieu où l’on peut prendre un temps pour s’interroger ensemble et regarder le monde. »

Annabel Brot – Gre.mag [30 avril 2019]
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"Regarder ensemble le monde d'aujourd'hui"

La compagnie a multiplié les modes de rencontres jusqu’à réunir plus de 60 volontaires qui ont fait preuve d’un très grand investissement de janvier à juin.
« On a d’abord travaillé en ouvrant des espaces de parole : en partant de cette citation, qu’est-ce qui vous semble important et urgent à dire ? Puis on s’est appliqué à donner une traduction artistique de ces débats en s’appuyant sur des textes du répertoire international, avec une création chorégraphique, musicale et chantée en écho, encadrée par 34 artistes et professionnels du spectacle. Tout ceci avec une réelle exigence artistique car la pensée a été exigeante ! »
Une réflexion sur notre humanité qui s’est révélée « passionnante » et nous rappelle que « le théâtre est un des derniers bastions où l’on peut se retrouver autour de la pensée car c’est un lieu où l’on peut prendre un temps pour s’interroger ensemble et regarder le monde. »

Aurélien Martinez – Petit Bulletin, édition de Grenoble [n°1132 du 01/05/2019]
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