La migration des canards

création janvier 2018

théâtre / dès 12 ans

durée : 55'

les veilleurs [compagnie théâtrale]

La migration des canards (© IStock Stacey Newman) texte Élisabeth Gonçalves - mise en scène Émilie Le Roux les veilleurs [compagnie théâtrale]

Histoire

Un père, une mère, leur fille. C’est elle qui raconte, c’est l’enfant. Elle se souvient de ses parents immigrés décidés à donner à leur fille unique un destin meilleur que le leur ; elle se souvient de son père, convaincu que pour échapper à la misère et à l’ignorance, une éducation exemplaire est nécessaire. Elle a dix ans, elle aimerait juste être comme les autres, s’amuser, rêver, partir en vacances, se rendre aux anniversaires de ses amis. Son père ne veut pas. Son père la surveille. Son père la corrige. Pour son bien.

 

Note d’intention

«  La migration des canards nous rend témoins de l’histoire singulière d’une famille. Ce récit interroge sur la transmission des traditions familiales, l’école, les rapports femme/homme, la pauvreté, la maltraitance.

En filigrane s’écrit aussi une histoire plus politique qui décrit les conséquences de ce qu’on pourrait appeler « l’injonction d’exemplarité » faite aux populations issues de l’immigration. Comme si, pour légitimer leur présence sur un territoire, elles ne devaient pas seulement faire bien, mais faire mieux. Comme si elles devaient opérer une mise en conformité culturelle. Mais quelle est-elle, cette culture conforme ? Pourquoi ce culte de l’identique, du semblable ? Comment grandir quand on se sent différent ? »

Émilie Le Roux – metteure en scène

 


Coproduction : La Machinerie / Théâtre de Vénissieux, scène régionale Auvergne – Rhône-Alpes ; Théâtre Jean-Vilar [Vitry-sur-Seine] ; Le Parvis, scène nationale Tarbes Pyrénées. Avec le soutien : du Centre Culturel de La Ricamarie, scène départementale de la Loire et scène régionale Auvergne – Rhône-Alpes ; de la Saison culturelle de la Ville de Pont-de-Claix. Avec la complicité : de l’Espace 600, scène régionale Auvergne – Rhône-Alpes [Grenoble]. Remerciements : Ateliers de construction de décors et de confection de costumes de la Ville de Grenoble ; Les Artistes Bricoleurs Associés ; Jean-Baptiste Jeannin de la société Drinelec ; la classe de 6ème Oisans accompagnée par Cécile Dreyfus de l’école Bayard à Grenoble ; L’équipe du Café des Arts à Grenoble ; l’équipe du collectif Midi Minuit à Grenoble ; Ginette & Pierre du Fil rouge à Grenoble ; l’équipe du Centre culturel L’ilyade à Seyssinet-Pariset ; l’équipe de Sine qua non ; Nabil Achouri ; Marie Bonnet ; Yoann Bourgeois ; Guillaume Cousin ; Hiba El Aflahi ; Carine D’Inca ; Patrick Jaberg ; Xavier Machault ; Mathieu Pion ; Charlotte Rabaud ; Fred Soria et les toutes les équipes des structures partenaires ayant accueilli la compagnie en résidence de création. Crédit photo : Jessica Calvo. Crédit visuel : Stacey Newman.

Les veilleurs [compagnie théâtrale] est conventionnée par : la DRAC Auvergne – Rhône-Alpes et soutenue par : la Région Auvergne – Rhône-Alpes ; le Département de l’Isère ; le Département du Val-de-Marne, la Ville de Grenoble.

revue de presse

La migration des canards prend son envol

« Élisa Violette Bernard parvient petit à petit à nous embarquer, insidieusement au début. Puis son débit devient plus rapide, ses gestes sont plus marqués et elle s’essouffle comme si une spirale se refermait sur elle. […] Émilie Le Roux et la compagnie les veilleurs s’imposent spectacle après spectacle, comme des acteurs incontournables du théâtre jeune public (voir Le Théâtre du Blog). Mais au-delà de cette étiquette, la pièce reste intéressante à tout âge, et cette Migration des Canards prend son envol, une fois que l’on est entré dans cette écriture un peu particulière. « 

Un spectacle intense qui questionne

« Pour que la parole de cette enfant, née sous la plume d’Elisabeth Gonçalves, résonne dans toute sa justesse, Emilie Le Roux place sa comédienne sur un plateau nu, avec tantôt des images vidéo, tantôt des chaises vides, tenues par des fils, qui descendent ou montent, comme des marionnettes sans âmes, des squelettes de souvenirs. Parfois, les mots sont dits d’un bloc, sans respiration, pour faire sentir l’étau de la violence qui se referme : « Corriger pour remettre sur le droit chemin. » Un spectacle intense qui questionne. »

"La migration des canards" : fille de bonne famille

« Seule en scène, au cœur d’une scénographie et d’une bande-son contrecarrant avec le côté quotidien du récit, la comédienne Élisa Bernard porte le texte à bout de bras […]. En découle un court spectacle (moins d’une heure) tout public (à partir de 12 ans) qui […] démontre une fois de plus que le théâtre peut, avec les codes, les mots et la poésie qui lui sont propres, se faire l’écho des chamboulements du monde. Et peut-être même, soyons fous, contribuer à l’améliorer. »