La morsure de l’âne

création 2020

théâtre / dès 9 ans

durée : 70'

les veilleurs [compagnie théâtrale]

La morsure de l'âne - texte Nathalie papin - mise en scène Emilie Le Roux

Histoire

Nous sommes dans le coma de Paco. Lui ne le sait pas encore. Pris dans des tourbillons, accroché à une barque, il finit par s’échouer sur une sorte de plage. C’est là qu’il rencontre un âne qui viendra régulièrement le mordre pour savoir où il en est de sa douleur. Dans son coma, défilent les membres de sa famille, une petite fille qui semble le désigner comme son futur père, la mort en personne et quelques candidats à la suivre. Paco rencontre aussi son corps, qui tente de le quitter en lui reprochant toute une vie de sévices et de maltraitance.
Bloqué dans cet entre-deux, Paco est comme immobilisé. Pour une fois dans sa vie il devra pourtant choisir. Veut-il vivre ou veut-il mourir ? Et pourquoi ?

Contexte et note d’intention

« Après dix ans de travail sur des questions éthiques,

après dix ans à chercher comment, à travers des textes poétiques, nous pouvions créer une distance symbolique avec ces questions brûlantes d’actualité, une distante qui permette à la pensée de continuer à grandir et à s’échanger,
après 10 ans de débats vifs et passionnés,

nous avons eu besoin de nous arrêter sur une question essentielle, celle de la vie et de sa raison d’être.

Nous avons eu besoin de nous concentrer sur la fragilité et la finitude de l’humain.

Nous avions le texte de Nathalie Papin dans nos bagages depuis décembre 2008 [date à laquelle nous avons créé Le pays de Rien de cette même autrice]. Il nous a fallu cheminer tout ce temps avant de nous lancer dans cette œuvre mordante, légère et tellement fondamentale sur ce qui nous rend vivant, sur ce que c’est que d’être en vie.

Mais, finalement, comment échapper aux questions d’éthique quand on parle de vie et de mort ? Comment ne pas se questionner sur les limites des progrès scientifiques, l’intelligence artificielle, l’euthanasie… ? Comment échapper aux questions sur le libre arbitre, la liberté, le libéralisme, etc. ? Nous n’y couperons pas !

En attendant, nous nous laissons emmener par Paco, l’âne et ceux qui croisent leurs chemins. Joyeusement, nous sommes confrontés à nos idéaux, nos obligations, nos rêves et nos responsabilités. Et finalement, ce qui nous apparaît comme absurde n’est pas le fait que la vie ait une fin, mais le fait que si nous n’y prenons garde, nous risquons de ne pas la vivre pleinement. »

Émilie Le Roux – metteuse en scène


Coproducteurs [en cours] : La MC2 : Maison de la culture / Scène nationale de Grenoble ; Théâtre de la Ville, Paris. Crédit photographique : Nicéphore Tsimbidaros

Les veilleurs [compagnie théâtrale] est conventionnée par : la DRAC Auvergne – Rhône-Alpes et la Région Auvergne – Rhône-Alpes, soutenue par : le Département de l’Isère ; le Département du Val-de-Marne ; la Ville de Grenoble.