Mon frère, ma princesse

création 2014

théâtre / dès 8 ans

durée : 1h10

les veilleurs [compagnie théâtrale]

Mon frère, ma princesse / texte de Catherine Zambon / mise en scène d'Émilie Le Roux

histoire

« Un jour, je voudrais être maman, Nina. C’est ça que je voudrais. Et être une princesse, je voudrais bien… » souffle Alyan, un petit garçon de cinq ans, à sa grande sœur. « C’est nul les princesses » lui répond Nina. Mais ça ne suffira ni à le consoler, ni à l’empêcher de porter des robes de fées, ni à éviter la cruauté des autres. Que faire quand son petit frère est différent et que le monde entier semble n’y rien comprendre ?

note d’intention

« En quoi naître fille ou naître garçon nous détermine à être ce que nous sommes ? Quelle liberté avons-nous réellement à nous définir et à nous sentir fille ou garçon avec chacun notre part de féminité et de masculinité ? Quelle liberté nous laissons-nous ? Et quelle liberté laissons-nous aux autres d’affirmer une identité qui n’est pas celle que la nature semble leur avoir confiée ? Comment les normes sociales, familiales et culturelles que nous avons intégrées conditionnent notre capacité à accepter l’Autre dans sa différence ?
Ces derniers temps, nous n’avons pas su affronter ces questions sans heurt. La violence que crée ce débat révèle à quel point ces normes restent profondément intégrées.
Comme tout débat éthique, celui-ci est souvent stérile. Faute d’un vécu commun qui nous permettrait de débattre, nous ne parvenons plus à avancer collectivement sur cette question. Le texte de Catherine Zambon crée un passage par le sensible : nous accompagnons Alyan dans ses incertitudes, nous nous mettons à la place de ses parents, nous mesurons le courage de sa sœur.
Mon frère, ma princesse a la force des textes qui posent les grandes questions, ceux qui permettent enfin de reprendre la discussion. »

Émilie Le Roux – metteure en scène



Coproduction :
Espace 600, scène Rhône-Alpes [Grenoble], Le Train Théâtre, scène Rhône-Alpes [Portes-lès-Valence]. Avec le soutien : du Centre Culturel de la Ricamarie, scène Rhône-Alpes, du Théâtre de Vénissieux, scène Rhône-Alpes. Remerciements : Ateliers de construction de décors et de confection de costumes de la Ville de Grenoble ; Samantha Landreau. Avec l’aide de : Ellen Wille. Les veilleurs [compagnie théâtrale] est soutenue par : la DRAC Rhône-Alpes, la Région Rhône-Alpes, le Département de l’Isère, la Ville de Grenoble, le Fonds SACD Théâtre, la SPEDIDAM, l’ADAMI. Crédit visuel : Fanny Duchet & Éric Marynower. Crédit photographique : Adrien Patry.

Dates à venir

Dates passées

  • 22/05/2015 Théâtre de la Tête Noire, scène conventionnée pour les écritures contemporaines Saran [45]
  • 19/05/2015 Scènes croisées de Lozère, scène conventionnée pour les écritures d’aujourd’hui > Genette Verte Florac [48]
  • 15/05/2015 Pessac en scène > Le Galet Pessac [33]
  • 31/03/2015 au 01/04/2015 Le Train Théâtre, scène Rhône-Alpes Portes-lès-Valence [26]
  • 12/03/2015 au 13/03/2015 Centre Culturel de la Ricamarie, scène Rhône-Alpes La Ricamarie [42]
  • 28/02/2015 au 03/03/2015 Théâtre de Villefranche Villefranche-sur-Saône [69]
  • 29/01/2015 au 30/01/2015 Théâtre de Vénissieux, scène Rhône-Alpes Vénissieux [69]
  • 23/01/2015 Coléo Pontcharra [38]
  • 14/01/2015 au 17/01/2015 Saison Jeune Public de Nanterre > Maison de la Musique Nanterre [92]
  • 09/12/2014 au 12/12/2014 Espace 600, scène Rhône-Alpes Grenoble [38]

revue de presse

Théâtre : le genre en question

Les veilleurs ont réussi leur pari : ouvrir le débat sur le poids des normes sociales.

Céline Le Saux – Le Dauphiné Libéré [samedi 23 janvier 2016]

Mon frère, ma princesse

L’écriture de Catherine Zambon, à la fois tendre et efficace, dit les choses sans entraves, porte ce qu’il faut d’humour et de poésie pour un résultat d’une justesse et d’une émotion directes. Émilie Le Roux a su réaliser une mise en scène de cette même veine engagée, et ses comédiens sont excellents ; Dieu sait pourtant qu’il n’est jamais facile pour des adultes de jouer des enfants sans bêtifier, alors quand un jeune homme doit jouer un petit garçon qui se déguise en fille !
Défi relevé avec talent par Colin Melquiond, jamais ridicule, mais aérien et enchanteur. Marie Bonnet interprète, elle, une Nina pleine de colère rentrée, les dents serrées, ne souriant qu’à son petit frère qu’elle aime tant. Les comédiens, d’abord tous face public créent un beau tableau et nous amènent tout de suite à beaucoup d’empathie. Trois cadres de portes reliés entre eux et montés sur roulettes vont beaucoup bouger pour représenter différents lieux et nous proposer aussi plusieurs angles de vue d’une même scène, ou pour faire tournoyer ou enfermer les personnages.

Mauvais garçon

Avec «Mon frère, ma princesse», la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux signe un spectacle poignant sur un enfant «qui ne veut pas être un garçon». L’une des plus belles réussites de l’année écoulée, et assurément le futur succès d’un théâtre jeune public ouvert à tous les publics.